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REVUE DE PRESSE : « THE GREAT RETAIL BIFURCATION »

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Personne n’est dupe, le “retail apocalypse” commence à être questionné. Mais dénicher la perle rare : l’information précise qui remet en place les idées reçues pour appréhender les transformations réelles du retail…c’est une quête apocalyptique !

The Great Retail Bifurcation de Deloitte Insights remplit précisément ce rôle. Cette analyse s’utilise comme un socle solide sur lequel s’appuyer pour se propulser dans la “renaissance” du retail. Elle croise des données macroéconomiques Américaines, les profils socio-économiques des consommateurs et les chiffres du retail passés au peigne fin pour dégager des tendances allant au-delà de l’opposition e-commerce/brick & mortar.

Depuis 2012, le PIB du pays croît de 1,5 à 2,5% par an et la richesse nette des ménages a doublé depuis la crise de 2008. Sur notre marché de référence, les ventes sont en progression, tant en ligne qu’en magasin.  En valeur absolue, la croissance du retail physique (Brick & mortar) contribue à la moitié de la croissance du marché entier.

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Ainsi, tous les indicateurs économiques sont à la hausse, il est donc bien légitime de se demander comment un sentiment d’effondrement du retail a pu se développer sur un terrain si fertile. En regardant sous le capot, une partie de l’explication réside dans les inégalités majeures entre les consommateurs. En 2017 aux États-Unis, les 1% les plus riches ont perçu les 82% de la richesse créée. Pendant ce temps, 80% des consommateurs ont vu leur situation se détériorer au cours de la dernière décennie revoyant alors leurs besoins de consommation. Les habitudes de consommation varient du tout au tout selon la tranche de revenu et le retail se positionne en réaction.

L’analyse sépare les détaillants en trois groupes pour comprendre le phénomène en profondeur. Le premier : les magasins à prix réduits. Ils trouvent leur valeur dans des prix faibles et attractifs. Les seconds sont plus équilibrés, ils s’appuient sur un mélange entre promotions, variété de produits et expérience. Finalement, le troisième groupe propose des produits différenciés à forte valeur ajoutée. Selon Deloitte, la fracture entre les plus faibles et les revenus les plus élevés se retrouve chez les détaillants.

Les plus riches ayant accumulé des richesses, les ventes en lien avec leur profil s’envolent. De l’autre côté du spectre, les faibles revenus et les classes moyennes se réfugient dans les enseignes “premier prix” pour compenser leur perte de pouvoir d’achat, laissant le second groupe sans clientèle de référence. Comprendre le consommateur, c’est la clef pour se positionner sur cette industrie, et ceux qui l’ont oublié en payent les frais :  

Net-Score-Openings-and-Revenues-GrowthPar ailleurs, l’accès à la technologie transforme les habitudes et les besoins des consommateurs. La comparaison entre les meilleures options d’achat est plus facile et la compétition s’ouvre à de nouveaux acteurs.  Les consommateurs en savent davantage sur vous, mais en savez-vous assez sur eux ? Dans un marché où la personnalisation de l’expérience d’achat emporte l’adhésion massive, on ne peut pas se passer de regarder et comprendre ses consommateurs. Le retail s’oriente vers une explosion du nombre de marchés de niche où chaque type de clientèle possède ses exigences bien spécifiques. Les détaillants doivent gagner en précision dans leurs analyses de marché pour rester à la même page que leur public féru de technologies.

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