Les Centres Commerciaux français adoptent les circuits courts

Les Centres Commerciaux français adoptent les circuits courts

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De 7 à 10 % des achats alimentaires se font en circuits courts, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Ce mode de consommation est en plein essor. Les clients veulent reprendre le contrôle de leurs achats, connaitre le parcours et le mode de production de leurs produits. C’est ainsi qu’en France, les centres commerciaux accueillent de plus en plus ce mode de distribution. Explications.

 

Selon l’Observatoire des sites commerciaux, en 2017, la fréquentation des centres commerciaux a chuté de 1,8 %. D’autre part, les commerces de proximité et les magasins en ligne voient leurs ventes augmenter de  5,9 % et de 1,7 % selon Procos.

 

Forts de ce constat, les centres commerciaux se réinventent pour devenir un véritable lieu de vie et se sensibilisent à l’environnement, à la traçabilité des aliments, aux produits frais. C’est ainsi, que l’on découvre, au sein des centres commerciaux, de plus en plus de vente en circuits courts.

 

Les circuits courts ont le vent en poupe

Mais qu’est-ce qu’un circuit court ? Un circuit court est un mode de commercialisation entre un producteur et un consommateur. Il n’y a aucun autre intermédiaire contrairement à la vente classique. Précisons, également, que la distance kilométrique dans le circuit court ne devrait pas excéder plus de 70 km, mais nous remarquons, dans la pratique, que les approvisionnements se font jusqu’à 100 km.

 

En 2010, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a dénombré qu’un producteur sur cinq a adopté ce mode de distribution. En 2016, en France, près de 6 400 circuits courts ont été référencés, soit plus de 100 000 exploitants. Et quels sont les produits les plus vendus via ce mode de commercialisation ? 50 % concernent les légumes et le miel, 25 % les fruits et le vin et 10 % la viande.

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Pourquoi cet engouement pour les circuits courts ? La réponse est multiple. Face à la multiplication des scandales sanitaires, à l’envie des consommateurs de connaître la composition des produits, de les consommer frais et locaux, le mode de consommation se modifie. 6 à 7 %, des achats sont effectués en circuits courts. D’après un sondage Ipsos et la Fondation Daniel et Nina Carasso, en 2016, les produits régionaux ou vendus en circuit court sont une préoccupation pour 70 % des sondés et l’achat de produits frais est privilégié pour 75 % des personnes interrogées.

 

Les centres commerciaux ont bien compris cette tendance et pour faire face à la demande, bon nombre d’entre eux propose de la vente en circuit court. Citons pour exemple : Beaugrenelle à Paris, Le Centre Commercial des Jacobins au Mans, Le Centre commercial du Pic du Ger à Muret en Haute Garonne, La Part Dieu à Lyon et surtout le complexe Oxygen entièrement végétalisé, en plein cœur de La Défense où le circuit court a trouvé toute sa place.

 

Ces initiatives sont gagnantes/gagnantes : cela donne un gage de sérieux, une option bien-être et écologique aux centres commerciaux et les consommateurs plébiscitent ces initiatives. Quant aux producteurs, cette approche leur permet de simplifier leur chaîne de distribution. « Je préfère vendre mes produits dans un centre commercial que rester seul dans mon coin, explique Jean-Christophe Perrin, un producteur de miel. Il y a plein de passage et ça ne nuit absolument pas à l’image de mes produits ».

 

Par Sophie Madoun

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